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Interview du Co-président paru dans la dépêche ce jour

20 novembre 2012 - 20:57

«Reconnaître le rôle social d'un club de foot»

l'interview de la semaine. Gilles Camilléri (président de l'AF Casseneuil).

Un dirigeant comme beaucoup de clubs aimeraient en posséder./ Photo Le Petit Bleu, F.F. ()

Un dirigeant comme beaucoup de clubs aimeraient en posséder./ Photo Le Petit Bleu, F.F.

Figure emblématique du football lot-et-garonnais, Gilles Camilleri préside aux destinées du club de Casseneuil depuis 25 ans.

Pouvez-vous nous présenter votre club ?

L'AFCPL est né d'une entente entre les communes de Casseneuil, Pailloles et Le Lédat. Sous sa forme actuelle, il existe depuis dix ans. Nous avons 300 licenciés environ et des équipes dans pratiquement toutes les catégories d'âge.

Le fait d'être né d'une entente entre trois communes est-il un avantage ou un inconvénient, selon vous ?

C'est incontestablement un avantage. Nous avons ainsi 3 subventions. La communauté de communes nous aide également. Paradoxalement, la mairie de Casseneuil n'hésite pas à dire que nous avons trop de licenciés. Pourquoi ? Parce que cela nécessite une grande activité des services municipaux, notamment des services techniques qui, je le souligne, font un travail admirable car nous n'avons qu'un seul terrain. Il n'y en a pas à Pailloles et au Lédat, nous avons un terrain mais pas la possibilité de construire une structure en dur. Nos édiles pensent parfois comme certains que le sport, c'est une activité de loisir, futile, qui ne mérite pas qu'on y investisse de l'argent. Et pourtant...

Vous voulez dire que votre club joue un rôle social ?

Bien évidemment ! Le club sportif est la dernière structure à donner une éducation aux jeunes. La famille comme l'école battent de l'aile, le service militaire qui jouait son rôle n'existe plus, même dans l'entreprise le patron n'assure plus une éducation car il a des employés nomades. Je n'hésite pas à dire que la présence d'un club de foot explique en grande partie l'assez faible délinquance qui existe à Casseneuil. A cet égard, l'école de foot est en première ligne. Nous y jouons à fond notre rôle d'éducateur.

Les récentes affaires liées au football ne vous ont-elles pas porté tort finalement ?

Elles nous ont fait énormément de mal. Pas chez les jeunes qui sont toujours attirés par le foot mais pour notre image. A lire ou à écouter certains médias, nous serions devenus un sport sans valeurs. C'est faux. Si le foot n'existait pas, il y aurait sans aucun doute beaucoup de problèmes dans notre société. Parce que c'est le sport le plus populaire, le foot est un «avertisseur» de ce qui se passera dans la société dans cinq ou dix ans. Il faut donc mettre en avant nos petits clubs. C'est souvent tout ce qui reste comme structure solide à la campagne.

Vous aviez fusionné il y a quelques années avec le club de Villeneuve-sur-Lot, puis repris votre liberté, d'autres rapprochements sont-ils envisageables ?

Non, un rapprochement n'est pas possible en Lot-et-Garonne. Il y quelques années, j'avais pris contact avec le club de Sainte-Livrade pour un rapprochement mais il n'y eut jamais de suite. Notre fusion avec Villeneuve-sur-Lot a mal tourné. Le Lot-et-Garonne est dans l'esprit un département encore agricole fait de petits pays, de petits terroirs. C'est en soi admirable mais la mondialisation n'est pas arrivée jusqu' ici, on n'est donc pas mûr pour des rapprochements.

Vous apparaissez comme un club très structuré. Que vous manque-t-il pour grandir encore ?

Au niveau des jeunes, nous sommes effectivement parmi les clubs environnants, l'un des plus structurés. Nous tenons d'ailleurs beaucoup à nos équipes de jeunes. Nous avons les structures, les éducateurs et les joueurs. Ce qui nous manque le plus, ce sont les dirigeants. L'an dernier, nous n'avons pas pu recruter ni un dirigeant ni un éducateur, c'est un signe d'alarme. Aujourd'hui, les bénévoles veulent tout tout de suite, ils privilégient le principe de plaisir. Le mot sacrifice ne fait plus partie de leur vocabulaire. Alors que moi, sans doute naïvement, j'ai toujours pensé qu'encadrer une équipe de jeunes était un enrichissement, pas un sacrifice !

Commentaires

Staff
benoît fillol
benoît fillol 22 novembre 2012 10:08

je confirme et j'appui article et commentaire. sauf que étant objecteur j'ai dû raccourcir une étape ...

David ARBOUSSET Vétérans 21 novembre 2012 10:28
Supporter

Qui sait qui va devoir payer l'apéro ? C'est Gilles....